Du désengagement et de l'engagement (Bonne fête nationale !)
Gens du pays,
La fête nationale du Québec, coïncidant avec le solstice d’été et la fête de la Saint-Jean (et ses grands feux !), est l’occasion parfaite pour célébrer entre amis notre québécitude, ainsi que de nous « laisser parler d’amour ». Aussi, il s’agit d’un moment privilégié de recueillement afin de nous remémorer les valeureux bâtisseurs de la nation québécoise, dont Chevalier de Lorimier – natif de Saint-Cuthbert, et nos prédécesseurs. Et, bien entendu, il s’agit d’une occasion unique de raviver notre fierté nationale : la fierté d’être québécois, c’est-à-dire d’appartenir à un peuple persévérant, combatif, imaginatif, ouvert, solidaire et pacifique. À un peuple de géants.
Faisant partie de ce peuple fier et combatif ayant traversé le temps et ses rudes épreuves, je dois avouer que j’éprouve quelques inquiétudes à l’égard du désengagement de l’État face à ses responsabilités fondamentales et du désintéressement, voire du désenchantement, des citoyens face aux affaires publiques. Je tâcherai d’être modéré dans mon propos : je n’irai pas jusqu’à affirmer que le gouvernement dirigé par Jean Charest a des dessins machiavéliques souhaitant le plus grand désengagement possible afin de laisser libre cours à des intérêts particuliers. Mais force est de constater que leur manière de gouverner, leurs choix et orientations politiques, ainsi que le climat actuel de suspicion, favorisent et accentuent une telle situation. Que l’on pense, notamment, aux grandes promesses non tenues dans le domaine de la santé, au mode de construction en partenariat public-privé reposant sur des données biaisées, aux méthodes d’octroi des contrats au MTQ, à la vente de terres publiques d’un parc national à des intérêts particuliers, à la tentative de financer à hauteur de 100 % des écoles privées juives, au déficit à venir caché pendant la dernière campagne électorale, aux graves allégations de trafic d’influence et, surtout, à son refus obstiné d’écouter plus de 75 % des citoyens qui réclament une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction et l’octroi de contrats gouvernementaux.
Il existe une théorie fort simple en physique selon laquelle tout vide créé dans l’espace se remplit. En politique, le principe est le même : lorsque l’État et les citoyens se désengagent, le vide se remplit subito presto. Et soyons réalistes, ce ne sont pas seulement des gens qui ont à cœur les intérêts supérieurs du Québec qui comblent actuellement cet espace !
Accusez moi d’être idéaliste et rêveur, mais je crois fermement à un gouvernement responsable et courageux qui saurait remettre au cœur de ses préoccupations l’intérêt public. Je crois en une démocratie plus active et plus participative où le citoyen serait partie prenante des décisions. Je crois en une société où les individus seraient les porteurs de projets rassembleurs et novateurs. Enfin, je crois en un engagement entier des femmes et des hommes du comté de Berthier et du Québec, fiers d’être ce qu’ils sont et entièrement souverains.
BONNE FÊTE NATIONALE !
La fête nationale du Québec, coïncidant avec le solstice d’été et la fête de la Saint-Jean (et ses grands feux !), est l’occasion parfaite pour célébrer entre amis notre québécitude, ainsi que de nous « laisser parler d’amour ». Aussi, il s’agit d’un moment privilégié de recueillement afin de nous remémorer les valeureux bâtisseurs de la nation québécoise, dont Chevalier de Lorimier – natif de Saint-Cuthbert, et nos prédécesseurs. Et, bien entendu, il s’agit d’une occasion unique de raviver notre fierté nationale : la fierté d’être québécois, c’est-à-dire d’appartenir à un peuple persévérant, combatif, imaginatif, ouvert, solidaire et pacifique. À un peuple de géants.
Faisant partie de ce peuple fier et combatif ayant traversé le temps et ses rudes épreuves, je dois avouer que j’éprouve quelques inquiétudes à l’égard du désengagement de l’État face à ses responsabilités fondamentales et du désintéressement, voire du désenchantement, des citoyens face aux affaires publiques. Je tâcherai d’être modéré dans mon propos : je n’irai pas jusqu’à affirmer que le gouvernement dirigé par Jean Charest a des dessins machiavéliques souhaitant le plus grand désengagement possible afin de laisser libre cours à des intérêts particuliers. Mais force est de constater que leur manière de gouverner, leurs choix et orientations politiques, ainsi que le climat actuel de suspicion, favorisent et accentuent une telle situation. Que l’on pense, notamment, aux grandes promesses non tenues dans le domaine de la santé, au mode de construction en partenariat public-privé reposant sur des données biaisées, aux méthodes d’octroi des contrats au MTQ, à la vente de terres publiques d’un parc national à des intérêts particuliers, à la tentative de financer à hauteur de 100 % des écoles privées juives, au déficit à venir caché pendant la dernière campagne électorale, aux graves allégations de trafic d’influence et, surtout, à son refus obstiné d’écouter plus de 75 % des citoyens qui réclament une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction et l’octroi de contrats gouvernementaux.
Il existe une théorie fort simple en physique selon laquelle tout vide créé dans l’espace se remplit. En politique, le principe est le même : lorsque l’État et les citoyens se désengagent, le vide se remplit subito presto. Et soyons réalistes, ce ne sont pas seulement des gens qui ont à cœur les intérêts supérieurs du Québec qui comblent actuellement cet espace !
Accusez moi d’être idéaliste et rêveur, mais je crois fermement à un gouvernement responsable et courageux qui saurait remettre au cœur de ses préoccupations l’intérêt public. Je crois en une démocratie plus active et plus participative où le citoyen serait partie prenante des décisions. Je crois en une société où les individus seraient les porteurs de projets rassembleurs et novateurs. Enfin, je crois en un engagement entier des femmes et des hommes du comté de Berthier et du Québec, fiers d’être ce qu’ils sont et entièrement souverains.
BONNE FÊTE NATIONALE !


